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Freelance : comment calculer son taux horaire ?


Calcul tarif freelance

Article mis à jour le par Adrien Asselineau

Un freelance est un travailleur indépendant qui facture son temps de travail aux entreprises qui font appel à ses services. Pour réaliser un devis, un freelance multiplie le temps de travail jugé nécessaire pour réaliser la demande du client par son taux horaire (€/heure).

Trop cher, dans la moyenne, pas assez cher, ce n’est pas toujours évident de savoir si l’on pratique le bon prix, surtout quand on débute. Pourtant, votre tarif détermine à la fois votre rémunération et votre positionnement vis-à-vis de la concurrence.

On va voir ensemble comment calculer son taux horaire quand on est freelance.

L’article est également disponible au format vidéo :

Les critères à prendre en compte pour le calcul du tarif horaire

Ces conseils sont valables pour la plupart des métiers réalisés en freelance : développeur front-end, développeur back-end, développeur mobile, administrateur système, graphiste, illustrateur, webdesigner, directeur artistique, webmarketeur, référenceur web, rédacteur web, traducteur, correcteur, community manager, chef de projet, scrum master, coach agile, product manager, photographe, assistant virtuel, UX designer, gestionnaire de publicités payantes (Google Ads, Facebook Ads, Twitter Ads, LinkedIn Ads…), copywriter, vidéaste, consultant en communication, administrateur système, motion designer, data scientist, data analyst…

 

1 – Le métier

Votre tarif horaire dépend d’abord de votre métier. C’est regrettable, mais en raison de l’offre et de la demande, un rédacteur web facture souvent son temps moins cher qu’un développeur web, ou qu’un consultant en sécurité informatique.

 

2 – L’expérience

Vos prix doivent également tenir compte de votre expérience. Un développeur web qui réalise des sites internet depuis plus de 10 ans peut légitimement facturer ses journées plus cher qu’un développeur qui sort tout juste de l’école.

J’ai démarré à 150 €/jour, et je suis désormais à 400 €/jour.

 

3 – La spécialité

Si vous êtes un spécialiste dans votre métier, alors vous pouvez prétendre à un taux horaire plus élevé que vos concurrents non-spécialistes.

Par exemple, si vous ne faites que de la publicité Facebook Ads (= la régie de Facebook), alors vous êtes peut-être plus performant qu’un freelance qui propose de la publicité sur tous les réseaux sociaux.

Lorsque je suis devenu freelance, je proposais à la fois du référencement naturel, du référencement payant, des campagnes emailing de la publicité sur les réseaux sociaux. Ensuite, je me suis spécialisé dans le référencement naturel.

En savoir plus sur comment choisir ses prestations.

 

4 – La relation avec le client final

Quel est le rapport entre la relation avec le client final et les prix à pratiquer en freelance ? C’est simple, si vous êtes en direct avec le client, toute la marge est pour vous, tandis que si vous êtes un sous-traitant, alors la marge doit être partagée entre l’apporteur d’affaires et vous-même.

Exemple : un(e) graphiste qui travaille en freelance pour une agence de communication vend la création d’un logo 600 € hors taxes (H.T), et l’agence vendra ce logo 900 € H.T à son client final pour réaliser une marge brute de 300 € H.T.

 

5 – Le volume horaire et la durée du contrat

Les deux derniers critères à prendre en compte sont (1) le volume horaire et (2) la durée du contrat. Votre prix de base est applicable pour des commandes ponctuelles, mais si votre client s’engage à vous commander par exemple 2 jours de travail par semaine sur une longue durée, alors vous pouvez baisser votre prix en contrepartie du volume et de la durée du contrat.

Bien que votre tarif soit revu à la baisse, ce genre de contrat longue-durée peut vous apporter de la stabilité et de la récurrence.

En savoir plus sur les avantages et les inconvénients du statut de freelance.

 

Les sources d’informations

Grâce à l’immense bibliothèque gratuite qu’est le web et grâce à votre entourage, vous avez de nombreuses sources d’informations à consulter pour vous permettre d’évaluer vos tarifs en tant que freelance.

Je vais vous parler de quatre sources qui m’ont aidé à fixer mon taux horaire : les baromètres en ligne, mes amis freelance, les sondages Twitter et mes clients (je suis sérieux).

 

1 – Les baromètres

Le site Malt (met en relation des entreprises et des freelances) a réalisé en 2017 un baromètre des tarifs pratiqués par les indépendants inscrits sur la plateforme.

Les prix sont présentés par métier et par tranches d’années d’expérience.

Tarif jour moyen d'un développeur sur Malt.fr
Tarif jour moyen d’un développeur sur Malt.fr

Sauf erreur de ma part, c’est la source d’information la plus factuelle et la plus fiable pour déterminer votre taux horaire de freelance selon votre métier. Je vous invite à consulter les tarifs moyens.

Cliquez ici pour accéder au baromètre

 

2 – Les autres freelances

Si vous avez dans votre entourage des freelances expérimentés, demandez-leur combien vous devez facturer vos journées. À l’aide de leur retour d’expérience, ils pourront vous donner leur point de vue.

Grâce à des amis freelance, j’ai pu comprendre que je n’étais pas assez cher (merci Séverine et François), et cela m’a permis de trouver le courage d’augmenter mes prix.

 

3 – Les sondages Twitter

Récemment, je me suis posé des questions sur mon prix jour par rapport à un projet où je trouvais que mon prix jour était trop bas.

Mon métier c’est le référencement web, et les référenceurs sont assez actifs sur Twitter. Du coup, j’ai interrogé la communauté sur les prix à pratiquer quand on a entre 2 et 4 ans d’expérience (ce qui est mon cas à l’heure où j’écris cet article) pour avoir le point de vue de mes confrères.

Cela m’a permis de voir que 75 % des votants pensent qu’un référenceur web ayant entre 2 et 4 ans d’expérience doit facturer ses journées plus de 300 €.

L’échantillons est petit (28 votes), mais c’est toujours bon à prendre pour alimenter votre réflexion, et ce sont des avis qualifiés.

Pour créer un sondage sur Twitter, c’est très simple :

  1. Cliquez sur “Tweeter”
  2. Cliquez sur “Ajouter une question”
  3. Rédigez votre question
  4. Rédigez les réponses possibles
  5. Ajoutez des hashtags (= dièse).

Par exemple, si vous êtes graphiste freelance, utilisez les hashtags #graphiste pour que votre sondage soit vu par d’autres graphistes.

 

4 – Les clients

Je vous vois venir : “ce n’est pas à mon client mais à moi de connaître mes tarifs”.

Oui bien sûr, vous avez tout à fait raison. S’il vous demande vos tarifs c’est souvent parce qu’il n’a aucune idée du coût que peut représenter la prestation qu’il vous demande. C’est à vous de lui indiquer un budget en tant que spécialiste pour l’aiguiller.

En revanche, si vous travaillez avec des agences de communication, elles peuvent parfois vous aider à fixer votre prix jour.

Je m’explique.

L’un de mes clients est une agence marketing qui m’a dit à plusieurs reprises que je n’étais pas assez cher et qu’ils ne me paieraient pas à moins de 350 €/jour lorsque j’étais moins cher que ça.

Des clients bienveillants ça existe ! 🙂

À contrario, ne prenez pas toujours ce qu’on vous dit pour argent comptant. Si un prospect vous dit que vous êtes trop cher, mais que vos clients ne s’en plaignent pas, alors tout va bien.

Cette entreprise n’a simplement pas les moyens de s’offrir vos services.

 

L’erreur à ne pas commettre au début

Même si vous débutez, vendez vos journées au moins 200 €/jour.

Ne faites pas la même erreur que moi de démarrer avec un prix trop bas. J’ai vendu mes journées 150 €/jour à mon tout premier client.

C’est sûr qu’au début il faut faire des efforts de prix pour démarrer son activité et pour signer ses premiers contrats. On ne peut pas se permettre d’être exigeant quand on n’a pas de clients (ça va se soi).

En revanche, évitez absolument d’avoir des tarifs trop bas pour plusieurs raisons :

  1. Vous allez devoir travailler deux fois plus qu’une personne qui vend ses journées le double pour gagner autant.
  2. Vous pouvez perdre l’envie de travailler pour quelqu’un, et cela peut dégrader la qualité de vos prestations.
  3. Vous attirez des clients qui n’ont pas beaucoup de budget, et qui peuvent potentiellement mettre du temps à vous payer (ça m’est arrivé 2 fois).

J’espère que cet article vous aura aidé à fixer votre taux horaire, ou bien à augmenter vos prix si vous êtes déjà freelance.

 

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