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Freelance : comment trouver des clients ?


Trouver des clients en freelance

Article mis à jour le par Adrien Asselineau

Que l’on veuille devenir freelance, ou que l’on soit à son compte depuis plus de 10 ans, la problématique qu’on rencontre le plus souvent en tant qu’indépendant est celle de trouver de nouveaux clients.

Un freelance ne doit pas seulement maîtriser un savoir-faire qui a une valeur sur le marché, il doit également réussir à se vendre à des entreprises contre une rémunération.

Après être passé à mon compte fin 2017, j’ai réalisé plus de 7 000 € de ventes au bout de 4 mois. Un an et demi plus tard, j’ai toujours des clients, et je continue à recevoir des nouvelles demandes de devis.

Voici comment j’ai fait.

 

L’article est également disponible au format vidéo :

 

3 actions qui m’ont permis de générer 7 000 € de ventes dès les 4 premiers mois

Avant de continuer, je précise que cet article n’a pas pour but de vous apprendre des techniques de vente (si c’est un sujet qui vous intéresse, lisez plutôt cet article).

En tant qu’indépendant, on doit fixer des priorités, car notre temps est limité et a une valeur marchande (définie par notre taux horaire).

À travers mon expérience, j’aimerais vous aider à optimiser l’usage de votre temps pour vendre plus et mieux.

Ce n’est pas une méthode miracle, mais si ça a marché pour moi, alors il y a des chances que ça marche pour vous.

 

1 – Créer un site web qui convertit vos internautes en prospects

Je suis passé à mon compte à la suite d’une rupture conventionnelle. Autrement dit, je connaissais la date de fin de mon contrat, ce qui m’a permis de réaliser mon site internet avant de créer mon entreprise.

Site freelance Adrien Asselineau
Mon site de freelance : https://www.adrien-asselineau.fr/

 

L’objectif était d’avoir un support qui me permette de convertir mes visiteurs en demandes de contact. Un site vitrine sans objectif ne vous apportera rien (on en reparle plus loin dans l’article).

Pour créer mon site, j’ai choisi WordPress. C’est un CMS (= Content Management System, ou Système de Gestion de Contenu), soit le “moteur” qui fait tourner plus de 30 % des sites dans le monde.

 

Pourquoi utiliser WordPress ?

C’est un logiciel gratuit et open-source (= le code peut être lu, modifié et distribué par n’importe qui).

Il existe de très nombreux CMS dans le monde. Les plus populaires sont WordPress, Squarespace, Joomla et Drupal. Le logiciel Wix est également très populaire en France, mais je vous le déconseille.

En tant que professionnel du web, je vous conseille de sélectionner la technologie WordPress pour créer votre site de freelance.

Voici pourquoi :

  • L’installation et la configuration sont rapides.
  • Vous pouvez facilement créer et modifier vos contenus.
  • La documentation en ligne est très détaillée.
  • La technologie est régulièrement mise à jour par la communauté.
  • N’importe quel développeur peut travailler sur votre site internet à l’aide de vos identifiants (ce qui n’est pas possible avec un logiciel propriétaire).
  • Les thèmes utilisés sont adaptés aux mobiles et aux tablettes,

Un thème WordPress est un modèle de site que vous pouvez installer, puis personnaliser. Ça revient moins cher et ça prend moins de temps à configurer que de créer un site à partir de zéro. Vous pouvez en acheter sur des plateformes telles que Thèmeforest.

  • WordPress est modulable et évolutif, c’est-à-dire que si dans 1 an vous voulez ajouter une nouvelle fonctionnalité, vous pouvez le faire.
  • Le logiciel a de bonnes fondations pour le référencement naturel.

Les principaux inconvénients de WordPress sont les failles de sécurité. Si vous réalisez régulièrement vos mises à jour et que vous utilisez un mot de passe complexe, alors les risques sont très faibles.

 

Comment créer son site sous WordPress ?

Vous avez deux solutions, soit vous le faites vous-mêmes, soit vous confiez la tâche à un professionnel.

Si vous réalisez votre site WordPress vous-même, alors il vous coûtera entre 90 € et 150 € (nom de domaine + hébergement + thème). Le prix final dépend du coût du thème (gratuit ou payant). Par contre, il faudra y passer plusieurs heures, voir plusieurs jours.

Si vous faites appel à un développeur web freelance, un site WordPress vous coûtera environ 1 000 €, mais vous pourrez consacrer votre temps à réaliser d’autres tâches (ex : prospecter), et vous avez la garantie d’avoir un site professionnel.

 

Que mettre sur son site internet ?

Tout à l’heure, je vous parlais de l’objectif de mon site web de freelance.

Avoir un site web, c’est indispensable, mais ce qui nous intéresse, c’est qu’il génère des demandes de devis.

Pour convertir vos visiteurs en prospects, votre site internet doit permettre aux internautes de comprendre rapidement qui vous êtes, pourquoi c’est vous qu’il faut appeler et pas quelqu’un d’autre et comment vous contacter.

Ajoutez les éléments suivants :

  1. Une photo de vous pour donner un côté humain (c’est vous-même que vous vendez, pas un produit).
  2. Une explication de ce que vous faites avec des mots simples (pas de jargon technique).
  3. Une présentation détaillée de vos prestations et des résultats attendus.
  4. Des références client et des témoignages pour créer de la confiance.
  5. Un formulaire de contact, des boutons d’action et votre numéro de téléphone pour qu’on puisse vous joindre.

Si vous avez des certifications, mettez-les en avant également.

Attention, l’existence même d’un site internet ne vous amènera pas de prospects. C’est comme pour un commerce. S’il est mal placé, et que personne n’en entend parler, alors les visites en magasin seront rares.

C’est votre communication (presse, réseaux sociaux, publicité…), le bouche-à-oreille et votre référencement naturel qui vont générer du trafic web, et puis des demandes de contact.

 

2 – Optimiser votre e-réputation

Votre e-réputation correspond à l’image véhiculée et/ou subie sur internet (Google, avis en ligne, presse web et réseaux sociaux).

Elle est déterminante, car c’est l’extension du bouche-à-oreille sur le web. Selon une sondage IFOP de 2014, ”96 % des internautes sont influencés par l’e-réputation de l’entreprise ou de la marque lors d’un achat”.

Si quelqu’un entend parler de vous, recherche votre nom dans Google et voit des avis négatifs, il n’aura pas envie de vous appeler, tandis que s’il ne voit que des informations positives, alors il sera plus incité à vous contacter.

Voici comment j’ai travaillé mon e-réputation en 2 étapes.

 

Première étape : inonder Google de contenu positif

Un prospect va systématiquement taper votre nom dans Google pour en savoir plus sur vous. Les résultats qui s’y trouvent doivent avoir été écrits par vous maîtriser la première impression que vous laissez.

Voici les résultats de recherche lorsque l’on tape “adrien asselineau” dans Google :

Résultats de recherche Google
Résultats de recherche Google

 

Comment occuper la première page de Google avec des pages écrites soi-mêmes ?

Il y a entre 9 et 10 résultats naturels en première page. Il faut alors faire remonter entre 9 et 10 pages devant toutes les autres sur votre nom, ou sur votre marque.

Le premier résultat doit être votre site internet. On va maintenant parler des résultats suivants.

Commencez d’abord à créer un profil sur différents réseaux sociaux :

  • LinkedIn,
  • Viadéo,
  • Twitter,
  • Facebook (créez une page professionnelle, pas un profil).

C’est le réseau social où vous êtes le plus actif qui se référence le mieux.

Ensuite, créez un profil sur les plateformes de freelance, et sur les sites de CV :

  • Codeur,
  • Malt (anciennement Hopwork),
  • Starofservice,
  • Etc.

Il y en a plein d’autres (Crème de la Crème, Freelance Republik, 404 Works, Freelancer, Upwork…), mais je ne les connais pas bien.

Enfin, créez une fiche Google My Business. C’est un encart qui s’affiche en haut à droite des résultats de recherche lorsque quelqu’un tape votre nom, ou votre marque dans Google. Il est composé d’un titre, d’une photo, de vos coordonnées, de vos avis Google et d’un lien vers votre site internet.

Fiche Google My Business
Fiche Google My Business

 

La création d’une fiche est entièrement gratuite. Toute entreprise peut en créer une, à condition d’avoir une adresse où vous travaillez et recevez du courrier.

Les adresses de domiciliation ne sont pas acceptées par Google. Si le moteur de recherche détecte que c’est une adresse de domiciliation, alors il peut suspendre votre fiche, ou bien la refuser tout simplement.

Voici la marche à suivre.

 

Deuxième étape : récolter un maximum d’avis Google

La deuxième étape consiste à recueillir des avis positifs sur votre fiche Google My Business.

Selon un sondage OpinionWay de 2017, “8 Français sur 10 consultent les avis des internautes avant d’acheter un produit ou un service”.

Tout internaute qui est connecté à son compte Google (ex : qui a une adresse Gmail par exemple) peut déposer un avis sur votre fiche My Business. Si vos clients ont un compte Google, vous pouvez alors leur demander de vous laisser un avis.

Après chaque prestation, j’ai envoyé un email à mes clients pour leur demander de me laisser un avis sur ma fiche Google. Je voulais en avoir le plus possible, pour me différencier de la concurrence, et pour inspirer la confiance auprès de mes futurs prospects :

Avis Google
Avis Google

 

Cette habitude m’a permis d’obtenir 12 avis, et notamment de pouvoir réutiliser les témoignages sur mon site internet.

 

3 – Démarcher une niche au téléphone avec une offre dédiée

Le démarchage peut faire peur, surtout quand on est timide. Je déteste la prospection, surtout par téléphone, mais à force d’en faire, ça devient plus facile, et on progresse vite.

La prospection téléphonique a été pour moi la technique la plus rentable. Elle m’a permis de signer plusieurs contrats freelance avec des agences de communication.

J’avais le choix entre démarcher des entreprises en direct, ou alors de cibler une niche : les agences de communication web.

Puisque j’étais salarié dans une agence web avant de passer à mon compte, c’est un univers que je connais. Du coup, j’ai misé à 100 % sur la sous-traitance auprès des agences de communication.

Je suis parti du principe que les agences proposent du référencement à leurs clients, mais qu’elles n’ont pas toujours dans leur équipe un employé ou un freelance capable de produire la prestation.

Du coup, quand un client demande du référencement pour son site internet, l’agence a deux solutions, recruter quelqu’un pour s’en occuper, ou alors faire appel à une ressource externe.

Si les demandes pour du référencement ne sont pas très nombreuses dans certaines agences, alors l’entreprise sera intéressée pour externaliser la production, car le recrutement d’un salarié coûterait trop cher.

Certaines agences que j’ai rencontré avaient un besoin urgent. Voici un exemple de ce qu’on m’a dit en rendez-vous :

Notre plus gros client vient de nous demander du référencement, mais on n’en fait quasiment pas, et il faudrait le satisfaire pour pouvoir le conserver chez nous”.

J’ai recherché les agences ville par ville dans Google Maps, puis je les ai appelées. Environ 20 % des appels m’ont permis d’obtenir un rendez-vous, et 80 % des appels n’ont pas été concluants.

J’ai ciblé cette niche en me positionnant comme un sous-traitant (= « votre référenceur web externalisé »). Ça m’a permis de rapidement décrocher des contrats freelance.

Comme vous venez de voir, la prospection peut marcher à condition de cibler une niche, de comprendre le problème du prospect et de concevoir une solution spécifique.

Bon à savoir : déplacez-vous physiquement, car même si c’est possible de convertir un client à distance (voir l’article sur le télétravail), ça sera plus facile de trouver vos premiers clients en allant chez eux la première fois.

Ces trois techniques sont celles qui m’ont le plus aidé à trouver du travail en tant que freelance.

J’ai également pu décrocher des contrats : en travaillant pour mon ancien employeur, grâce au bouche-à-oreille, grâce à un article qui s’est bien positionné dans Google et grâce à l’animation d’une conférence pour un réseau d’entrepreneurs.

Pour aller plus loin, voici quelques idées supplémentaires pour trouver des missions freelance :

  • Contacter ses anciens employeurs (ils vous connaissent déjà),
  • Contacter les entrepreneurs dans votre entourage,
  • Répondre à des missions sur les plateformes de freelance,

Je place peu de temps et d’espoir dans les plateformes telles que Malt, mais d’autres arrivent à en vivre, donc il doit certainement y avoir un moyen de vivre de ces sites.

  • Rejoindre des réseaux locaux professionnels,
  • Animer une conférence devant des entreprises,
  • Participer à des événements networking (= réseautage),
  • Rejoindre un collectif de freelances,
  • Donner des cours dans une École post-bac (= être intervenant),
  • Rédiger des articles de blog pour démonter votre qualité d’expert dans Google et sur les réseaux sociaux.

Et vous ? Comment faites-vous pour trouver des clients ?

 

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