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Freelance : comment choisir ses prestations quand on débute ?


Quoi vendre en tant que freelance ?

Article mis à jour le par Adrien Asselineau

Quand je suis devenu freelance fin 2017, je n’avais aucune idée de ce que je devais vendre à mes clients.

En tant que salarié en agence web, la réponse était simple. Il fallait produire ce qui était vendu par les commerciaux. C’était les projets qui forgeaient mes compétences.

Par contre, en créant mon entreprise, j’ai eu beaucoup de mal à choisir si je devais être polyvalent, ou bien si je devais me spécialiser.

Quand on débute, on se pose tout un tas de questions et on n’est pas sûr de soi-même. C’est parfaitement normal.

Est-ce qu’il faut avoir plusieurs offres ? Est-ce qu’il faut se spécialiser dans ce qu’on sait faire de mieux ? Est-ce que je serais pris au sérieux si je suis débutant(e) ? Est-ce qu’il faut se concentrer sur une compétence qui est très demandée par le marché ?

Ce n’est qu’en rendez-vous prospect que j’ai trouvé des réponses claires.

Voici ce que j’ai appris.

Comment j’ai fait au départ ?

En tant que salarié, j’étais Traffic Manager. Autrement dit, j’étais en charge de tout ce qui concernait l’augmentation du trafic des sites gérés par l’agence de communication pour laquelle je travaillais.

Ça allait du référencement naturel à la publicité Google Ads (= régie publicitaire de Google), en passant par les envois d’emails et Facebook Ads (= régie publicitaire de Facebook).

C’était le référencement naturel qui me plaisait le plus.

Malgré cela, quand je suis passé à mon compte, j’ai décidé de proposer TOUT ce que je savais faire.

Référencement naturel, Community Management (= gestion des réseaux sociaux), Google Ads, Web analytics (= analyse du trafic et du comportement des internautes sur un site)… j’ai inscrit toutes mes compétences sur mon site et sur mes cartes de visite :

Carte de visite Adrien Asselineau

Côté face de mon ancienne carte de visite

Quel bazar ! Je me débrouillais dans plusieurs domaines, mais je n’étais spécialiste en rien.

C’était une erreur de proposer autant d’offres différentes.

Si votre voiture tombe en panne, vous appelez un garagiste, pas un carrossier ?!

Là c’est pareil, j’aurais dû me spécialiser dans un domaine dès le départ.

C’est à force de rencontrer des prospects et d’aller à des événements networking (= événements pour rencontrer d’autres entrepreneurs) que je m’en suis aperçu. J’avais beau parler de réseaux sociaux ou de publicités en ligne, tout ce qui intéressait mes interlocuteurs c’était le référencement naturel.

Ça tombait bien, car c’était le domaine dans lequel j’étais le plus à l’aise.

Quelques semaines plus tard, j’ai décidé de réécrire toutes mes offres, de mettre mes cartes à la poubelle et de changer le texte de mon site internet.

Ça m’a pris des heures !

C’est une amie qui a réalisé mes cartes. Elles étaient vraiment superbes, et j’avais pris une finition haut de gamme qui m’avait coûté 200 € en impression (nooooooon 😭).

 

Comment choisir sa spécialité ?

Vos clients feront appel à vous (et pas à quelqu’un autre) parce qu’ils savent que vous êtes spécialiste du domaine dans lequel ils ont un problème à l’instant « T ». Ils ont mal et ils cherchent un remède.

Concentrez-vous en priorité sur une seule compétence, celle que vous maîtrisez le mieux et qui vous procure le plus de plaisir.

Voici 3 questions à vous poser pour trouver votre spécialité :

  1. Quelles sont les compétences que je maîtrise le mieux ?
  2. Quelle est l’activité qui me procure le plus de plaisir ?
  3. Qu’est-ce qui est le plus demandé par le marché ?

Dans mon cas, la réponse à la question 1 c’était : référencement naturel et Google Ads.

Par contre, j’ai compris avec le temps que je n’aimais pas du tout gérer des publicités en ligne (réponse à la question 2).

Coup de bol, le référencement naturel avait le vent en poupe. Mes prospects étaient surtout intéressés par ça (réponse à la question 3).

 

Faut-il être un expert pour être freelance ?

La réponse est non !

Quand j’ai démarré, j’avais 24 ans, je n’avais que 2 ans d’expérience dans le référencement et en plus j’ai une tête de bébé (si vous connaissez un remède miracle pour faire pour la barbe je suis preneur).

Adrien Asselineau
Ma tête de bébé

Imaginez mon niveau de confiance en rendez-vous !

J’avais vraiment l’impression de ne pas être légitime aux yeux de mes prospects, d’être un imposteur.

Ce sentiment a complètement disparu avec le temps à force de livrer des prestations et de recevoir des retours positifs.

Vous n’avez pas besoin d’avoir 10 ans d’expérience pour être pris au sérieux. Il y aura toujours des exceptions, mais ces entreprises-là ne sont pas votre cible.

Si vous ne maîtrisez que 10 % des compétences d’un métier, vous en savez déjà plus que 99 % de la population.

Il y aura toujours quelqu’un de plus pointu que vous, mais les entreprises n’ont pas besoin d’experts (surtout les petites entreprises).

De plus, un expert vend ses journées plus chères qu’un débutant. Vos clients n’ont pas nécessairement les moyens de s’offrir la crème de la crème.

Selon le baromètre Malt (plateforme en ligne qui met en relation les entreprises et les freelances), le tarif jour moyen d’un consultant en référencement est de 240 €/jour quand il a moins de 2 ans d’expérience et de 462 €/jour quand il a plus de 7 ans d’expérience (soit le double).

Vos clients ont d’abord besoin d’une personne à l’écoute qui comprend leur problème et qui est capable d’apporter une solution simple à un tarif qu’ils ont les moyens de s’offrir.

 

Et si on n’a aucune compétence dans un domaine ?

Imaginons que vous soyez commercial, et que vous vouliez devenir développeur web indépendant. 

Si vous partez de zéro, vous avez autant de chances de réussir que quelqu’un qui fait ça depuis 10 ans !

Rappelez-vous, si vous maîtrisez 10 % des compétences d’un métier, vous en savez plus que 99 % de la population.

 

Fake it till you make it

Si vous débutez dans un domaine il y a une stratégie que vous devez connaître, c’est celle du « fake it till you make it ».

Cette expression anglophone signifie faire semblant jusqu’à le devenir pour de vrai.

Selon cette théorie, c’est en faisant semblant qu’on a confiance en soi que l’on parvient réellement à avoir confiance en soi.

Exemple pratique :

Vous débutez dans la rédaction web. Est-ce que vous allez vous présenter à vos prospects en tant que « rédacteur web débutant » ?

Non. Vous n’allez pas être pris au sérieux. Affirmez que vous êtes rédacteur web. Point.

Les entreprises vont plus facilement vous faire confiance si vous avez confiance en vous-même.

Lors de vos premières commandes, faites de votre mieux. Passez du temps à vous documenter et demandez l’avis de personnes qui ont plus d’expérience que vous.

Avec cette stratégie, vous pouvez trouver des clients même en étant débutant(e). Les premières commandes vont être difficiles à produire, mais vous allez apprendre en faisant.

Google est une immense librairie de connaissances. Vous trouverez toujours sur internet des tutoriels, des méthodes, des bonnes pratiques et des astuces pour trouver des solutions.

 

Se former en ligne avec les MOOC

Les MOOC (Massif Open Online Course) sont des cours en ligne massifs et ouverts à tous.

Vous n’avez jamais codé une seule ligne de HTML votre vie ? Ce n’est pas grave, apprenez !

Grâce aux MOOC,  vous pouvez accéder à des cours en ligne de grande qualité pour apprendre un nouveau métier tout en restant chez vous.

Pour 20 € par mois, vous pouvez devenir développeur web en suivant les formations proposées par des sites comme OpenClassrooms ou Coursera.

 

BON PLAN : OpenClassrooms est partenaire de Pôle Emploi. Si vous êtes au chômage, Pôle Emploi peut prendre en charge 100 % de votre abonnement Premium Solo (d’une valeur de 240 € par an).

 

Formation gratuite : Comment devenir auto-entrepreneur pour se lancer en tant que freelance ?

4 commentaires

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  • Tu expliques très bien qu’il n’est pas nécessaire de connaître un sujet à 100% pour se lancer. On est toujours meilleur que d’autres. On peut donc leur apporter des services utiles, une réelle valeur ajoutée.
    Toucher des personnes qui ont le problème que l’on a vécu il y a 2 ans et que l’on a résolu, est assez évident. Et cela nous rend crédible.
    Donc, on peut se lancer comme freelance …

    • Adrien Asselineau Auteur de l’article

      Merci Patrice pour cette contribution. En effet, on n’a pas besoin d’être un expert pour devenir freelance, il suffit d’avoir plus de vécu dans un domaine que son client :-). Si avec le temps on devient vraiment expert, alors on peut légitimement se vendre plus cher :-).

  • Hello,
    En effet nul besoin d’être spécialiste en tout. Dans le métier de référenceur, ou même de traffic manager si on souhaite rester dans un domaine plus large, l’important est d’être capable de trouver et mettre en place les différentes ressources à notre disposition pour faire évoluer le site.
    Si tu connais l’existence des ressources (outils, infos, partenaires…) tu as déjà de quoi être utile à ton client.